KANGLING

TIBET

€1600.00

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Os, métal

30 cm

Provenance

  • Collection privée hollandaise

  • Astamangala galerie

Littérature

  • Mchod-rol « Les Instruments de la Musique Tibétaine » Mireille HELFFER

Provenant du terme « mi rus-pa'i rkang-gling », littéralement « flûte » (gling-bu) en « jambe d'homme » (mi rus-pa'i rkang), cette trompe en os de fémur humain prélevé sur un cadavre est généralement abrégé Rkang-Gling ou Kangling.

Il s'agit ici d'un ancien exemplaire, probablement XVIII ème / début XIX è mesiècle, qui était autrefois décoré de bandes en métal, maintenant disparues, dont on peut encore en voir les restes.

Les flûtes en fémur accompagnées du tambour « Damaru » font parti de l'équipement utilisé par des spécialistes « tantriques » errants. Ceux ci jouant un rôle important dans la vie des fidèles bouddhistes en cas de difficultés (maladie, troubles

divers).

Cette association est également indispensable à la pratique du 'Chö', pratique religieuse quotidienne visant à l'annihilation de la personnalité, la suppression de l'Ego.

Il s'agit la d'un élément important au sein du bouddhisme aux multiples usages et utilisations.

D'une longueur comprise habituellement entre 30 et 40 cm, le choix du matériau ainsi que la préparation sont particulièrement étudiés.

On apprend, à la lecture de l'ouvrage « Mchod-Rol », les origines issues du mythe mais également, selon des propos recueillis par le maître "bonpo Kun-grol grags-pa 'Ja'-tshon snying-po", le choix et la préparation des os utilisés pour la fabrication des Rkang-gling.

Prélevé sur un sujet masculin ou féminin selon la destination du rituel, ceux-ci doivent être pris sur un corps ayant succombé d'une mort violente.